Ces professionnels travaillent à la conception et à la réalisation des pièces en atelier, puis à la pose sur les chantiers. Il faut savoir lire un plan technique, être capable de se concentrer sur une tâche et pouvoir travailler à la fois en autonomie et en relais avec une équipe pour rejoindre ces professions. Sur les chantiers, le montage des échafaudages est particulièrement déterminant pour la sécurité et pour le bon déroulement des opérations.

Attention, le travail se fait dans des environnements parfois bruyants qui induisent des mises en danger physiques (machines coupantes, interventions en hauteur, ports de charges lourdes, etc.) ! Des protections sont donc indispensables et une bonne cohésion des équipes aussi.

Les finitions assurent la qualité du travail et la viabilité de tout ce qui a été réalisé en amont (étanchéité des toits, imperméabilité des installations, esthétique visuelle, etc.).

Le charpentier travaille donc à la conception de la charpente en atelier selon un plan technique, des matériaux spécifiques et des contraintes environnementales et réglementaires (quartiers historiques, etc.). Il vient ensuite sur le terrain monter la charpente, souvent à l'aide d'engins élévateurs.

Le couvreur zingueur est chargé de la pose et de la rénovation de toiture et il intervient après le charpentier pour assurer l'étanchéité des bâtiments, que ce soit avec des matériaux traditionnels (tuiles, ardoises, zinc, plomb, etc.) ou modernes. Ne pas avoir de mal de dos fulgurant ou un vertige insurmontable est indispensable pour pouvoir rejoindre cette profession.

Dire que ces métiers sont recherchés dans le BTP est un euphémisme. Les conditions climatiques parfois difficiles, le manque de personnes qualifiées font que ce secteur toujours en croissance - même s'il peut voir son activité ralentie en fonction de la conjoncture - est souvent en pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.

L'accès au métier

Le CAP Couverture ou le CAP Charpente Bois par exemple permet une insertion professionnelle rapide. Les salaires sont peu motivants au départ mais la pénurie de main-d'oeuvre, surtout en charpente et couverture, permet de se qualifier et de voir son salaire augmenter. Des Mentions Complémentaires (MC) existent comme une MC Alu-Produits de Synthèse.

Les jeunes sont très appréciés pour renouveler les effectifs. A partir du moment où la personne est formée, le marché de l'emploi lui est en général ouvert. Voir aussi des diplômes plus élevés comme le BTS Charpente Couverture, le BP Charpentier ou Couverture ou le Bac pro Bois.

Pour travailler à son compte, il faut se déclarer à La Chambre de Métiers et de L'Artisanat et suivre un stage obligatoire préalable à l'installation (gestion comptable, etc.).

Il est aussi possible de préparer, si l'on est titulaire d'un CAP de Charpentier de Marine ou d'une Mention Complémentaire Charpente Navale, un BP Charpentier de Marine. Le titulaire de ce BP intervient dans la réalisation de travaux en neuf, en réparation, et en restauration sur des navires en bois et en matériaux associés.

Les contraintes du métier

Le travail s'effectue en journée et en semaine - sauf organisation spécifique à l'entreprise.

Les lieux d'exercice

  • Dans les entreprises de couverture et de toiture
  • Dans les scieries et dans les entreprises forestières
  • Dans des entreprises ayant des activités de conception et de pose d'escaliers, de fenêtres, de portails, etc.